Regard subjectif et regard computationnel
L’exposition présente ce thème en deux parties :

Un versant consacré à la représentation artistique de la perception subjective du corps humain :
Au travers d’une quinzaine de représentations à l’encre acrylique et calligraphique, Hana Gauer explore le corps comme un monde ne pouvant à la fois ni cacher et ni totalement révéler notre personnalité. Nos expériences, notre histoire, nos racines, nos blessures, nos plaisirs et nos peurs y sont encodés. Le corps nous révèle alors une identité perçue, la perception subjective captée ici par le dessin.
Comment l’intelligence artificielle perçoit les humains?

C’est l’objet de la deuxième partie de cette exposition, consacrée à la « vision computationnelle » de nous-mêmes. Hana Gauer propose une vision des humains imaginée à l’aide de la génération d’images par un algorithme d’intelligence artificielle.

Cet algorithme propose une interprétation basée sur des modèles statistiques entraînés sur des ensembles de données visuelles. Ces propositions sont alors retravaillées par l’artiste à l'aquarelle, à l'encre ou à la peinture à l'huile. Les silhouettes obtenues montrent alors l’imprécise limite entre un sujet humain et inhumain. Elles nous ressemblent, bougent, marchent, communiquent et dansent. Mais rien de tout cela n’est totalement conforme à notre vision : il s’agit d’une approximation statistique de l’humain, d'une « dissolution computationnelle » de nos formes corporelles. C'est une apparence d’humanité qui n’existe pas.

Ces silhouettes sont générées à partir d’images fractales, de racines, de plantes, de plaques rouillées ou encore de circuits électroniques comme autant de graines ou de génomes qui modifient les formes humaines de manière imprévisible, jouant ainsi avec la limite de notre capacité à reconnaître le corps.

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